28 janvier 2020

« En tant que vendeur technique, vous pouvez en apprendre énormément sur le terrain. À condition de rester ouvert ».

Qu’est-ce qu'un vendeur technique dans le commerce de détail ? Cette fonction est notamment définie comme suit : « Un vendeur technique est un spécialiste qui vous aide à choisir les matériaux adéquats dans un commerce spécialisé ». C’est le rôle d’Anne-Lise (50 ans), au sein de l’entreprise Bouwmarkt Janssen à Mopertingen (Bilzen), mais sa mission ne s’arrête pas là. Et c’est ce qui lui plaît. Grâce à ce job, elle peut exercer tout son talent et mettre à profit son expérience. Après 16 ans dans le secteur de la mode (elle travaillait auparavant chez The Fashion Store), Anne-Lise a été engagée dans sa nouvelle entreprise par le biais de Vivaldis. Proche de ses racines et de ses clients, avec lesquels elle aime être en contact. Faisons d’abord connaissance !

Bouwmarkt Janssen est un magasin de bricolage et de matériaux de construction qui propose de tout : allant de la simple vis aux cuisines, salles de bain et dressings complets. Tout est conçu selon les préférences du client, fabriqué sur mesure et installé de manière professionnelle. En sa qualité de vendeuse technique, Anne-Lise est impliquée sur toute la ligne. Du premier contact avec les clients jusqu’aux messages enthousiastes reçus par la suite. Et c'est très gratifiant.

« Je reçois les clients, les écoute, dessine une première esquisse puis un projet, j’établis une offre à partir de celui-ci et obtiens le feu vert. C'est ainsi que commence chaque projet. Je reste également impliquée dans les phases de production et d'installation, par la suite ».

« Ce que j’apprécie par-dessus tout ? C'est d’observer comment une idée prend forme et se concrétise. J’aime également voir évoluer positivement les contacts avec les clients. Lorsqu'ils sont satisfaits à la fin du projet, cela nous fait de la bonne publicité. C’est pour ça que nous le faisons ! »

Le plus grand défi ? Mmmh, je dirais... être ouverte aux remarques du client, aux changements apportés à votre projet. Il faut faire preuve de flexibilité. Et rester calme.
Anne-Lise, Vendeur technique

Créativité, technique & vente

À première vue, cet emploi semble totalement différent de celui qu’Anne-Lise a exercé durant les 16 années précédentes.

Elle travaillait à l’époque pour une chaîne de mode et s’occupait des transformations dans les magasins. Cette expérience lui a permis d’acquérir de nombreuses connaissances techniques. Elle était également active dans le marketing et la vente, se chargeait des actions clients, de l’ouverture de nouveaux magasins, des défilés de mode et des nocturnes… À y regarder de plus près, elle travaillait déjà au carrefour de la créativité, de la technique et du marketing/de la vente. Exactement comme aujourd'hui !

« Quand je me suis mise à la recherche d’un nouveau défi, je suis tombée sur le monde de la construction. Grâce à Vivaldis, je travaille désormais chez Bouwmarkt Janssen. Une véritable entreprise familiale avec une équipe soudée qui travaille en étroite collaboration. La communication se passe bien, et c’est important ».

Le virus de la vente

Anne-Lise a attrapé le virus du « produit » à l’adolescence.

« Mon père était menuisier et travaillait le dimanche. Je l’accompagnais et cela m’a énormément appris. Par la suite, j’ai dessiné ma propre cuisine en 10 minutes et mon père l’a alors fabriquée. On peut apprendre beaucoup sur le terrain, à condition d’être ouvert. Mais il faut aussi avoir cette envie naturelle d’aller vers les gens, leur parler ouvertement et sans fard. »

Votre journée de travail typique ? 

« J’arrive, je jette ma sacoche dans un coin et c'est parti. Je travaille chaque jour de 9 à 18 heures. Le samedi, j’arrête vers 16h. J’ai besoin de déconnecter. Ça aussi, c'est important. Le lundi, je fais une pause. Les clients viennent me voir sur rendez-vous. Je suis alors entièrement à leur écoute. Lorsque je crée un projet ou prends des mesures, je suis concentrée à 100 %. Je dois bien réfléchir pendant toute la journée. C'est ce qui m’épuise le plus dans ce travail (rire) ».

« Il y a parfois des imprévus en dehors des heures de travail : un installateur qui m’appelle à 7 heures du matin parce qu'il ne comprend pas bien quelque chose, cela peut arriver. Dans ce cas, je suis toujours disponible. Si nécessaire, je vais chercher mes plans et je les réexamine ».

Comment devient-on vendeur technique ?

« Acquérir de l’expérience est essentiel. On peut apprendre énormément sur le terrain. Mais il faut en avoir l’opportunité, évidemment. Et saisir ces opportunités (rire). Ne pas renoncer trop vite, mais persévérer. Être une femme n’est pas un inconvénient dans ce métier. Et être jeune n'est pas indispensable, la maturité peut même constituer un atout. Comment suis-je devenue vendeuse technique ? J’étais en contact avec Vivaldis et ils m’ont téléphoné pour me demander si je pourrais envisager autre chose. J’ai répondu par l’affirmative, évidemment (rire).

Où en est le commerce de détail en matière de numérisation ?

« Il faut suivre les tendances. Je maîtrise aujourd'hui trois progiciels de conception. Nous avons aussi des ouvrages de différents fournisseurs. Et des cours pour rester à niveau. C’est très important ! Lorsque j’ai besoin d'inspiration créative, j'atterris souvent sur Pinterest. En fait, je ne peux plus m’en passer ! »

Que signifie le « sens du commerce » ?

Anne-Lise a gardé ses réflexes de l’époque où elle travaillait dans le marketing.

« Pour mener ma propre étude de marché, je suis allée voir différentes cuisines, principalement pour « sentir » la concurrence. J’ai visité au moins 30 magasins. Et vous savez quoi ? Aucun ne m’a rappelée par la suite pour savoir où j’en étais. Pas génial, hein ? La leçon que j’en ai tirée ? Toujours rappeler les clients qui sont venus me voir ».

Avez-vous trouvé un équilibre entre votre vie privée et votre vie professionnelle ?

« Dans notre secteur, il est normal de travailler le week-end, car c'est à ce moment-là que les clients peuvent venir nous voir. Je suis en congé le dimanche et le lundi, et c'est parfait. En ce qui concerne la distance, j’ai 25 minutes de trajets quotidiens en voiture. Autrefois, j’étais principalement active dans la région d’Anvers, mais en vieillissant, j’ai souhaité revenir à mes racines limbourgeoises. Et aujourd'hui, je travaille plus près de chez moi. Grâce à Vivaldis ! »


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