24 février 2020

« Mon père m’a appris que je devais apprendre le beau métier de maçon. »

Quelle image vous évoque le mot « secteur de la construction » ? Il est fort probable que vous imaginiez un maçon qui étend du mortier sur des briques. À juste titre. Le métier de maçon est l’un des fondements du secteur. Aujourd'hui encore. Sa dextérité et son œil de lynx sont le gage d'une construction qualitative. Dimitri (25) est depuis sa tendre enfance imprégné de l’amour du métier. Il le doit à son père. Et cet amour ne l’a jamais quitté.

Sans maçons, pas de murs. Même si le secteur de la construction est en forte évolution, il reste des bases qui ne changent pas. Qui sont immuables. Comme la maçonnerie. Elle est tout aussi indispensable qu'il y a des siècles. Et cet amour semble contagieux. Dimitri (25) a pu dès son plus jeune âge accompagner son père sur des chantiers. Il a appris énormément avec lui. En observant et, parfois, mettant la main à la pâte.

Ce n’est donc pas étonnant qu’à l’âge de 16 ans, il ait décidé de se lancer à son tour. De faire le même métier que son papa. Il est aujourd'hui âgé de 25 ans et travaille depuis 8 mois avec un entrepreneur indépendant. Il l’a embauché après un contrat d'intérimaire via Vivaldis Construct.

« Je travaille actuellement sur une petite maison à Liège, au premier étage des blocs intérieurs. Je travaille avec le patron, un entrepreneur indépendant. Je suis dès lors impliqué de près dans les travaux. Et c’est ce qui m’intéresse le plus. Dans une grande entreprise, la distance est plus importante. »

Dans une petite société, on comprend mieux le projet. Ce qui est un avantage à mes yeux.
Dimitri, Maçon

« Au millimètre près, oui »

Préparer le mortier et l’appliquer, monter les briques les unes après les autres, il le fait au quotidien. « Mais je dois aussi procéder aux contrôles et mesures postérieurs. C’est une évidence. Je le fais parfois seul, parfois c’est mon patron qui s’en charge, et généralement nous le faisons ensemble. Il est bien évidemment essentiel que je fournisse un travail qualitatif. » Dès que les murs sont montés, il est ardu de rectifier les erreurs.

Vérifie-t-il la maçonnerie d’autres personnes, partout où il va ? « Cela m’arrive. Une petite erreur n’a rien de très grave. Du moins pas celle des autres (rire). »

« Apprendre en travaillant »

La numérisation montante aide également Dimitri dans son métier. Il travaille sur la base de plans réalisés à l’aide d'un ordinateur. Parfois, il utilise même des appareils de mesure numériques pour être certain de travailler à la bonne hauteur. Car elle doit être la bonne. Au millimètre près.

Quels problèmes rencontrez-vous parfois ? « Lorsqu’il pleut, le mortier peut parfois devenir trop plat. S'il fait chaud, il sèche parfois trop vite. Ce n’est pas un emploi de bureau. La météo joue un rôle. Mais l’expérience permet d'éviter une foule de problèmes. Apprendre en travaillant. Et on gagne également en rapidité avec le temps. L’expérience est l’école d’apprentissage par excellence. »

Ce n’est pas comme travailler dans une usine. C’est tout à fait différent.
Dimitri, Maçon

Quelles sont les qualités requises ?

« Vouloir apprendre, en travaillant, est une qualité essentielle. Les diplômes importent peu ici. Vous devez aimer travailler en extérieur, c’est certain. Et aussi résister au froid ou à la chaleur. Vous devez aussi être prêt à toujours changer d’endroit. Vous devez travailler de manière pure. Et correcte, bien entendu. C’est un métier lourd sur le plan physique. Une certaine connaissance des langues, dont l’anglais surtout, est pratique. Surtout en présence de différentes nationalités sur le chantier. »

Autant de qualités que Dimitri possède. De quoi tire-t-il le plus de satisfaction ?

Lorsqu’une construction est terminée. Et tout à fait en ordre. Vous voyez alors votre travail. J’adore.
Dimitri, Maçon

« Maçon, le plus beau des métiers »

Pour certains, le métier de maçon est le plus beau des métiers. Ce que Dimitri ne contredira pas. En tant que maçon, il pourrait devenir chef d'équipe ou chef de chantier. Mais Dimitri ne pense pas aussi loin. Pas encore ?

Continuer de faire ce que je fais, c’est déjà assez pour mon ambition.
Dimitri, Maçon

La rémunération est-elle attrayante ? « Oui, je gagne assez bien ma vie. Surtout si on ajoute l’ensemble des primes et avantages sociaux, comme le pécule de vacances. Je ne me plains pas en tout cas. »

Il ne se plaint pas non plus de l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle. Il balaie directement un dernier cliché, celui que les horaires sont irréguliers dans le secteur de la construction.

Je commence généralement vers 08h et rentre vers 16h30. Je ne travaille ni le week-end ni le soir. Ce n’est pas obligatoire le week-end.
Dimitri, Maçon

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